Février
Rendez-vous Jeune Création, thématique Mémoire(s) à la Vidéothèque de Paris. Et Sélection court-métrage du festival du premier film d’Annonay (07).
Mars
Sophie Calle m’envoie un mot très gentil pour répondre à mon envoi de la cassette du film. Elle avait immédiatement accepté ma demande d’utiliser sa voix enregistrée lors d’une émission sur son très beau film No Sex Last Night, un soir sur France Culture. Merci Sophie !
Lors des Rencontres de cinéma de Digne-les-bains, je rencontre Jean Rousselot (nos films sont en compétition) qui reste un ami très fidèle. Il me dit avoir vu pour la première fois Bleus de Chine à Clermont-Ferrand, en compagnie d’Agathe David-Weill, lors de la très belle projection à la salle Gergovia.
Au cours du printemps 1998, la revue bimestrielle littéraire QUELQUES MOTS, à l’occasion d’un numéro sur le Septième Art, pose la question suivante à plusieurs réalisateurs de courts métrages :
Pourquoi faites-vous des films ?
Voilà ma réponse :
« On triche toujours. On n’a même pas appris à tricher : on a ouvert les yeux, on a vu et entendu, et on a eu vite fait d’endosser un masque. Comme je ne crois plus en rien, comme je me méfie de tout (ou presque) et que je ne veux pas pourrir sous les apparences, j’ai décidé de faire de tricheur mon métier. Quand on canalise ses envies dans une histoire de cinéma, dans un projet précis de film, on va devoir convaincre presque tout le monde du fait qu’on sait exactement ce qu’on veut, alors que la vérité est qu’on est parti de ce qu’il y a de plus trouble et de moins compréhensible en nous : le désir.
Et ce qui motive la ténacité dont il faut faire preuve pour parvenir à la copie zéro, c’est le refus absolu de tricher avec soi-même (la plus haute conscience) et la nécessité de lutter avec ce que l’on est. Je crois qu’il est indispensable d’aller violemment se cogner la tête contre ses propres limites.
Je veux faire des films parce que je ne veux pas tomber fou, et parce que j’ai peur de mourir. Je veux en faire pour assouvir mes obsessions. Je fais des films courts pour vivre mieux (mais je n’en vis pas encore…).
Je veux faire des films parce que j’aime le cinéma, seule raison aussi valable que dérisoire. Je termine actuellement mon second court-métrage, mais je perçois déjà timidement un sentiment de sereine complicité avec les réalisateurs dont j’ai aimé, j’aime, et j’aimerai les œuvres, et à qui je suis redevable à nuls autres pareil. »
Août
Tournage de mon second court métrage LES ÉPOUSAILLES.
Septembre
Festival jeune cinéma et vidéo d’Aigues-Mortes. J’obtiens le Deuxième Prix.
Octobre
Festival de Mesnil-Le-Roi.
Novembre
Au Festival de Bougival, après la projection, est organisée une très belle chorégraphie à trois danseurs inspirée par le film. Ils sont tous les trois habillés en… Bleu de Chine !! Festival du court métrage de Vaulx-en-Velin (69), Festival Circles of confusion 4 (Berlin). Je n’aurais été dans aucun des festivals à l’étranger. On est certes pris en charge aur place, mais à condition de se payer le billet aller et retour.
Et projection au cinéma l’Action Christine, à Paris, dans le cadre des lundis de SOLO TU, film d’Anne Benhaïem et Arnaud Dommerc. Les réalisateurs ont choisi mon film pour accompagner le leur.
Décembre
Sélection du festival du film de montagne et d'aventures d’Autrans (38).
Janvier
Festival Cinéma au parfum, à Grasse.
Février
Soirée Maison du Film court à la SACD.
Mars
Soirée Les Saisons du court à l’Institut Océanographique (à Paris).
Le film sera à nouveau projeté au Festival de Clermont-Ferrand 2000, dans la rétrospective Le Petit Vingtième, autour de la thématique court-métrage et Bande Dessinée, ainsi que lors de la sortie en salle des trois films courts, fin février 2004 ; et enfin, à l’été 2006 accompagné de mes deux autres films courts, au Festival de Pordenone, en Italie.
g quelques mots |
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